Manga

Perfect World tome 3

22

Synopsis :

Depuis l’accident arrivé à Kawana, un drôle de malaise s’est installé chez Itsuki. Le jeune homme handicapé commence en effet à se demander si, à cause de son état, il ne risque pas d’être un fardeau pour la femme qu’il aime. Et comme si ses doutes intérieurs ne suffisaient pas, de nombreuses pressions extérieurs mettent en danger sa naissante relation de couple…

Mon avis :

Troisième tome d’une série que j’adore de plus en plus, mais qui m’agace également (tout du moins, certains personnages). C’est mon coup de coeur du moment, et je pense que tous ceux qui le lisent sont comme moi.

Ce Shôjo est vraiment particulier car je pense qu’il peut toucher beaucoup de monde, tant les difficultés que rencontrent nos deux amoureux sont réalistes. C’est d’ailleurs, à mon avis ce qui fait la force de ce manga. Aucune situation n’est exagéré, rien ne sonne faux, tout est terriblement réaliste. C’est même trop réaliste par moment car plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis mis à penser « et si cela m’arrivait ? Comment je réagirais ? »

Dans ce troisième tome nous continuons de voir les conséquences du cliffanger final du précédent tome. Comme vous le savez si vous avez lu les tomes précédents, Tsugumi a eu un accident et s’est retrouvée à l’hôpital, laissant le pauvre Ayukawa impuissant. C’est sur cette situation que s’ouvre ce troisième tome, et autant dire que cet accident va avoir de sérieuses répercussions.

Plus que jamais l’entourage de l’un et de l’autre va s’immiscer dans leur couple, leur conseillant de ne pas rester ensemble. Du coté de Tsugumi, ce sont ses parents qui vont se montrer un peut trop pressants, notamment le père de cette dernière. J’ai d’ailleurs trouvé cet homme-là totalement désagréable. Pour qui se prend-il pour se mêler ainsi de la vie de sa fille ? Je ne vous dirais pas ce qu’il fait pour ne pas vous gâcher la lecture, mais cela m’as mis hors de moi. Cet homme ne comprends clairement pas sa fille, c’est affligeant.

Ce n’est pas mieux du coté d’Ayukawa, avec sa jeune infirmière qui franchi beaucoup trop la limite patient-médecin à mon gout. Alors, évidemment elle est la mieux qualifiée pour soigner Ayukawa, mais en aucun cas cela ne lui donne le droit de mettre des bâtons dans les roues dans le couple Tsugimi-Ayukawa.

Personne, que ce soit dans un camp comme dans l’autre ne les crois capables de surmonter les obstacles. L’amour ne fait pas tout, c’est un peu le message de ce troisième tome, et j’avoue que je l’ai trouvé un peu défaitiste. Certes, la situation est compliqué, leur vie ne sera pas simple, mais après tout, qui sommes nous pour les juger ? Je suis du genre à laisser les gens vivre leur bonheur tel qu’ils l’entendent, du moment que ça leur convient. Ils feront des erreurs, il y aura des difficultés, mais après tout, c’est ainsi pour tous les couples.

Le seul que j’ai trouvé honnête (hormis les deux héros principaux) c’est Kore-Eda, qui au lieu de faire pression sur Tsugumi, patiente tranquillement dans son coin, sachant que si sa relation avec Ayukawa ne fonctionne pas, il sera là pour la récupérer. C’est très malin de sa part et au moins il ne rajoute pas des difficultés dans le couple.

Ce troisième tome était vraiment super, je suis passé par de multiples émotions, ce qui prouve que l’auteure maitrise parfaitement son sujet. J’espère que nos deux tourtereaux parviendrons à braver les nombreuses épreuves car ils méritent vraiment d’être heureux ensemble.

Un petit bémol, concernant les dessins que j’ai trouvé assez inégaux. Globalement c’est superbe, il y a des planches magnifiques, mais par moments, notamment dans les deux premiers chapitres, il y avait des cases bâclées, sans aucun fond, avec des personnages mal dessinés. J’ai trouvé ça un peu dommage.

Du coté de l’édition c’est parfait comme toujours chez Akata. La couverture est souple, douce, les couleurs sont sublimes, le papier est d’une excellente qualité, les marges sont bonnes, ce qui permet de parfaitement ouvrir le manga sans l’abimer.

Encore une excellente lecture !

Chronique de Perfect World tome 1

Chronique de Perfect World tome 2

Manga

Perfect World tome 2

12

Synopsis :

Tsugumi et Ayukawa ont décidé de se mettre en couple ! Mais les deux jeunes adultes, devant mener de front vie professionnelle et vie privée, ne se doutent pas encore des obstacles qui vont se dresser devant eux. À commencer par leurs proches, qui n’acceptent pas tous la situation… Leur amour naissant pourra-t-il survivre à toutes ses épreuves ?

Mon avis :

Attention, manga incontournable en vue !

Le premier tome était déjà d’une qualité incroyable, et je pensais que le deuxième serait peut-être en dessous, mais il n’en est rien, celui-ci est du même niveau que le précédent.

On retrouve donc Tsugumi et Ayukawa qui sont désormais en couple, mais sans vivre ensemble pour autant. Ils préfèrent prendre leur temps, et on les comprends au vu des difficultés qui les attendent.

Avec ce tome, c’est l’occasion de voir également de nouveaux personnages, avec les parents de Tsugumi qui s’inquiètent que leur fille soit en couple avec un handicapé. Les thèmes abordés sont malheureusement réalistes, à savoir la santé et le fait d’avoir des enfants. Car s’il est vrai que Tsugumi est ravie d’être en couple avec Ayukawa, elle n’avait pas songé à ce que serait leur couple dans vingt ou trente ans et des difficultés que cela engendrerait.

On rencontre également deux autres personnages, un amoureux transi de Tsugimi, et l’aide à domicile de d’Ayukawa. Ces deux là ne vont pas apprécier que notre beau couple soit ensemble, l’un pensant que Tsugumi mérite mieux qu’un handicapé, et l’autre pensant que Tsugumi n’est pas apte à s’occuper d’un handicapé.

Vous l’avez compris, Tsugumi va s’en prendre de tous les cotés, et la pauvre va être au bord du gouffre, à tel point que la fin du tome est catastrophique. Je me demande comment notre couple va gérer tout ça, mais une choses est sure, pour rester unis, ils vont devoir être forts car leur avenir est loin d’être tout tracé.

Manga

Perfect World tome 1

5

Synopsis :

Tsugumi a 26 ans et travaille au sein d’une entreprise de design d’intérieur.
Un soir, lors d’une soirée de travail, quelle est sa surprise de retrouver autour de la table Hayukawa, son amour de lycée !
Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n’aura la force (et l’envie) de fréquenter un homme « au corps amoindri », la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle…

Mon avis :

Nouveau titre des éditions Akata ! J’aime beaucoup cette maison d’édition qui fait de très bon choix sur sa ligne éditoriale. On retrouve souvent des thèmes sur l’acceptation de soi, le jugement des autres, et avec ce premier tome de Perfect World, on reste dans la même thématique.

Ici, on se retrouve avec une romance dans laquelle le principal problème sera l’handicap du jeune Itsuki. N’ayant pas de personnes handicapés dans mon entourage j’ai appris énormément de choses lors de la lecture de ce manga comme les différents problèmes de santé que peut causer un handicap, je n’imaginais pas qu’il pouvait y en avoir autant et que cela pouvait être aussi grave.  

Ici, le lecteur découvre cela aux travers des yeux de Tsugumi, décoratrice d’intérieur qui va retrouver Itsuki, son ancien amour de lycée et donc découvrir que ce dernier est handicapé, et tout ce qui en découle.

Mais c’est sans compter sur Tsugumi qui ne le laissera pas tomber mais ne le prendra pas non plus en pitié. De plus travaillant tous deux dans le même domaine, ils auront de bons prétextes pour se voir régulièrement et se rapprocher à leur rythme.

Je trouve ça original que se soit Itsuki qui soit handicapé car au Japon, on sait la place qu’occupe l’homme en général, donc se retrouver handicapé est un gros frein à la carrière d’architecte d’Itsuki, et surtout il ne veut pas être un poids pour son entourage, est ne veut certainement pas se mettre en couple. Quand on sait la pression que subissent les hommes pour faire vivre leur famille, pour réussir dans leur travail, le manga se montre très réaliste, mais pas pessimiste. Car s’il est une chose que l’on retient au cours de cette lecture, c’est l’optimiste permanent. Oui, Itsuki est handicapé, oui, c’est difficile, mais il est en vie et compte bien ne pas se laisser aller.  

Un très bon premier tome, que ce soit au niveau de la narration, des dessins, tout est parfaitement maitrisé et on sort forcément touché par cette lecture qui nous ouvre les yeux sur les difficultés que rencontrent les handicapés et comment ils vivent leur handicap au quotidien.

Encore un très bon titre des éditions Akata !