BD·Comics

L’Âge de Pierre

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Résumé

Pierre, héros immature, n’a pas envie de devenir adulte. L’engagement, c’est pas son truc. Des histoires d’amour, il n’en aime que les débuts. Et puis il va rencontrer Manon… Une autofiction intimiste et sociétale. Nous suivons Pierre, auteur de bandes dessinées à deux moments fondamentaux de sa vie : ado, incapable d’embrasser une fille, et trentenaire, incapable de s’investir dans son couple avec Manon. Il se dit pourtant qu’elle pourrait être la femme de sa vie… Ça tombe bien, c’est le sujet de l’histoire qu’il a vendue à son éditeur. Alors, il va surjouer le parfait amour et plonger dans une difficile mise en « abîme ».


Mon avis

Et voici enfin la petite dernière de Davy Mourier. Cette bande dessinée a vue le jour après bien des péripéties. Les fans de ce charmant adulescent ont commencés à entendre parler de ce projet il y a bien longtemps. D’abord ébauché pour devenir une web série, cette histoire a bien failli se métamorphoser en film avant de devenir la superbe bande dessinée que voilà. Mais attention, une vidéo qui s’intitule également « L’Âge de Pierre » est déjà disponible sur le compte youtube de ce « jeune » homme. Vous y retrouverez l’essence (et surtout quelques passages) de l’album joués par de super acteurs dont le scénariste lui-même.

Mais passons plutôt à mon avis sur la bande dessinée en elle-même. Ceux qui connaissent déjà Davy Mourier ne seront pas surpris. Il s’agit ici d’un récit « presque » autobiographique qui nous propulse dans la vie d’un adulte qui n’a aucune envie de grandir et d’assumer ce statut. Entre sa vie de trentenaire et ses souvenirs d’enfance, nous allons le voir évoluer avec ses peurs et louvoyer entre les contraintes que la société voudrait lui imposer.

Une certaine réflexion sur le deuil est également présente dans les pages de ce titre. Mais pas seulement sur le deuil au sens propre. Un être cher qui meurt est une vraie tragédie. Mais arriver à dire au revoir (ou même plutôt à assassiner de ses propres mains métaphoriques) l’enfant, puis à l’adolescent, qu’on était est également une forme de deuil qu’il faut réussir à maitriser pour pouvoir évoluer dans la vie.

Bref, on retrouve dans « L’Âge de Pierre » un récit poignant qui parlera à beaucoup de lecteurs. Le style graphique imposé par Héloïse Solt n’est pas le plus resplendissant, mais fait merveilleusement ressortir toutes les émotions présentent dans cette histoire. Ce dessin assez naïf associé à des dialogues qui peuvent êtres crus ou même très durs à d’autres moments donne une ambiance très particulière à cette œuvre.

Je n’ai malheureusement pas retrouvé la puissance de « 41 euros pour une poignée de psychotropes » ou « 50 francs pour tout » dans les pages de cette bande dessinée qui reste pourtant très sympathique. J’imagine que la douceur et le coté feel good de « L’Âge de Pierre » ne pouvait tout simplement pas rivaliser avec le format original de ces anciennes bandes dessinées et leur propos décapants pour lesquels j’avais une préférence.

Il n’en reste pas moins que « L’Âge de Pierre » est une histoire de qualité racontée avec pudeur et humanité. Je recommande donc ce récit au plus grand nombre !

Ma note : 7,5/10

Editeur : Delcourt
Genre : 
Tranche de vie
Nombre de pages : 
104
Prix :
18,95€
Prix numérique :
12,99€
Nombres de tomes : 
One -shot

Opale

Une réflexion au sujet de « L’Âge de Pierre »

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