BD·Comics

Une case en moins : Nouvelle collection des éditions Delcourt

UneCaseEnMoins.png

« Une Case en moins » est une nouvelle collection des éditions Delcourt dont j’ai très envie de vous parler car j’aime beaucoup les oeuvres de son créateur. En effet, c’est Davy Mourier qui est aux manettes de cette nouveauté. Pour ceux qui ne le connaitrai pas, il s’agit d’un auteur de bandes dessinées à l’humour cynique et décapant. Deux albums ont déjà étés édités dans cette collection et bien d’autres vont suivre. Davy a exprimé l’envie de créer une collection ouverte à des artistes polyvalents non issus de la BD. Selon ses dires « Une case en moins accueillera une diversité d’univers graphiques, de tons et de personnalités. Des albums conjuguant humour, dépression et tendresse. »

Voilà donc ma critique des deux albums qui sont déjà parus dans la collection « Une Case en moins » :


La soutenable légèreté de l'êtreLa soutenable légèreté de l’être

« La soutenable légèreté de l’être » est une Bd scénarisée par Eléonore Costes. Il s’agit là d’une comédienne possédant sa chaine Youtube et ayant participé à certains épisodes de la web série « le visiteur du futur ». Elle a aussi fait parti du collectif « Golden Moustache » en tant qu’actrice, mais aussi autrice et réalisatrice. Elle s’inscrit donc parfaitement dans la ligne directrice de la collection « une case en moins ». Cette toute nouvelle autrice nous livre un récit autobiographique pour sa première bande dessinée.

Un récit personnel et intimiste

On y découvre donc une jeune femme de bientôt trente ans qui va devoir être hospitalisée pour une douleur dont on ignore la cause. Son cheminement psychologique nous transportera au coeur de son passé et nous fera découvrir ses multiples peurs et névroses ainsi que leurs causes présumées ou potentielles. Ce récit représente donc toute une vie de souvenirs, de réussites, mais surtout d’échecs, sur lesquels Eléonore (dite Lolo, car elle déteste son prénom) se retrouve à réfléchir pour établir un bilan à l’aube de ses trente ans.

Les dessins de cet album sont réalisés par Karensac, une jeune dessinatrice n’ayant qu’une seule autre BD à son actif : « Aubépine – Le génie Saligaud ». En 2015, elle a remporté le premier prix de la révélation Blog à Angoulême, ce qui lui a permis de quitter son travail d’architecte pour se consacrer pleinement à sa nouvelle carrière de dessinatrice. Son style minimaliste et épuré nous permet d’apprécier pleinement le scénario de cette œuvre cynique et drôle à la fois.

« La soutenable légèreté de l’être » est une Bd à l’humour grinçant et parfois un peu dur qui vous fera à coup sûr rire et pleurer.

Ma note : 7,5/10


Janski Beeeats.jpgJanski Beeeats

« Janski Beeeats » est le premier ouvrage de Jean-Sébastien Vermalle, alias Janski qui est un artiste multidisciplinaire autant musicien, dessinateur, compositeur qu’animateur 2D. Jean-Sébastien Vermalle est un personnage autodidacte et singulier qui dénature les genres, transforme les styles et métisse les cultures populaires. Il est donc un candidat parfait pour la collection « une case en moins ».

L’histoire qu’il nous raconte est une mise en abîme d’un personnage qu’il interprète sur scène depuis 2007. En effet, la musique est au coeur de cette bande dessinée. L’histoire de ce petit personnage au visage ravagé par la maladie se construit sur fond de musique club, rock, pop et même de sons de Gameboy. Grâce à la réalité augmentée très présente dans cet album, vous pourrez profiter d’une ambiance musicale parfaitement adapté au récit tout au long de votre lecture. Il vous suffira de télécharger l’application « Delcourt Soleil + » sur votre tablette ou smartphone et de scanner les pages où se trouvent un petit logo dédié et vous serez directement redirigé sur une page internet où un fichier son n’aura qu’à être mis en lecture. C’est une manipulation vraiment très simple et ce petit plus apportera un charme tout particulier à votre lecture.

Cette Bd se déroule dans un monde post-apocalyptique où l’humanité essaye de survivre à un virus très contagieux qui a presque éradiqué toute la population de la planète. L’anti-héros que nous allons suivre est Janski, un jeune homme contaminé qui arrive à contrôler la maladie dont il est l’hôte grâce à la musique. Il va essayer de rejoindre Tower city, un des derniers sanctuaire où l’humanité survit, pour sauver le genre humain (et aussi un peu pour retrouver sa dulcinée).

Un humour décapant

Ce récit complètement déjanté n’est pas à mettre entre toute les mains. L’humour y est terriblement présent tout autant que la vulgarité. Ne vous laissez pas berner par les dessins colorés et dynamique de cette BD. L’auteur nous livre là un récit pour adulte où tous les personnages secondaires semblent sous acide.

En bref, si vous avez le coeur bien accroché et que les gros mots ne vous font pas trop peur, cette BD risque de vous arracher de bons gros fous rires et peut-être même qu’elle pourra vous faire vous intéresser à un genre de musique dont vous ne soupçonniez pas l’existence jusque là.

Ma note : 8/10


Cette nouvelle collection des éditions Delcourt est vraiment très intéressante, et bien que je ne connaissais aucun des deux auteurs, je reconnais le style grinçant et l’humour décapant propre à Davy Mourier. J’ai hâte de voir quels vont être les prochains auteurs à rejoindre cette collection, mais il est clair qu’ils ont déjà une place toute trouvée dans ma bibliothèque, au coté des autres oeuvres de Davy Mourier.

 

*Article rédigé par Opale*

6 réflexions au sujet de « Une case en moins : Nouvelle collection des éditions Delcourt »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s