Manga

Game : Entre nos corps T1

Game - entre nos corps 1Broché : 196 pages
Éditeur : Akata
Type : Josei
Date de sortie : 08 mars 2018
Prix : 6,99€

Résumé 

Sayo Fujî, 27 ans, est cadre dans un cabinet comptable. Aussi brillante qu’efficace, elle subit le regard désapprobateur de la plupart des hommes qui l’entourent, qui la jalousent ou acceptent mal qu’une femme se consacre autant à sa carrière professionnelle. Sous ses dehors implacables, Fujî en souffre, comme elle souffre de la solitude qui régit son existence dans l’intimité. Mais l’arrivée d’un nouvel employé au sein de l’entreprise où elle travaille pourrait bien changer la donne. En effet, Ryôichi Kiriyama est à peine engagé qu’il propose à la jeune femme de coucher avec lui. D’abord choquée, Fujî finit par accepter de dépasser les limites d’une simple relation professionnelle, sans pour autant éprouver de sentiments à son égard. Commence alors un étrange jeu entre les deux collègues, entre domination et plaisirs…


Mon avis 

Il y a des titres, comme ça, que sans trop savoir pourquoi, on attends avec impatience. C’était le cas avec Game – Entre nos corps, dont la publicité d’Akata m’avait bien attiré. La couverture, le résumé, tout m’attirait dans cette lecture. J’avais espoir qu’on ai enfin une romance entre adultes, qui ose un peu plus. D’ailleurs, ce titre n’est pas un Shôjo mais un Jôsei. Comprenez par là que les personnages sont adultes, travaillent et ont autre chose à penser que leur train-train de lycéen.

Dans le genre j’aime beaucoup Let’s Get Married et Perfect World qui sonnent très justes, même si parfois, les perosnnages méritent de bon coup de pieds aux fesses. Et je pensais, sans doute naïevemet, que Game serait du même niveau, mais avec un coté sulfureux intéressant.

Mais en fait non.

Pas du tout.

C’est vide.

Creux.

Fade.

Bon OK, j’y vais peut-être un peu fort, et j’ai conscience que beaucoup ne seront pas d’accord avec moi. Mais j’attendais tellement de ce titre, que ma déception est à la hauteur de toute la publicité faite autour.

Game img1On suit donc Fuji, une jeune femme de 27 ans, qui travaille beaucoup et qui, tellement absorbée par son boulot, n’accorde pas assez de temps et d’investissement à ses éventuelles relations amoureuses. À tel point qu’elle ne cesse de se faire jeter par ses petits-amis, qui voudraient qu’elle s’implique plus dans leur couple.

Puis, arrive Kiriyama, un nouvel employé qu’elle va devoir former. Sauf que ce dernier va se montrer très insistant envers elle. Dès le premier jour, il va la draguer sans retenue, à la limite du harcèlement. Franchement, le gars fait grave flipper. Arrogant, très sur de lui, après seulement deux jours, il va tout de même dire à Fuji, qu’elle est la première à autant lui résister.

Déjà, j’ai senti le truc trop cliché, (genre les femmes se jettent à ses pieds) mais j’ai persévéré car j’avais bon espoir. Toujours dans ce deuxième jour, il va aller encore plus loin, et Fuji va lui décocher une belle baffe. Là je me suis dit qu’on retournait sur la bonne voie, que même si Kiriyama etait un dragueur trop insistant, elle ne se laisserait pas convaincre si facilement.

Et là, le troisième jour arrive. Fuji va subir des railleries à son travail, car elle abat plus de boulot que ses collègues hommes, chose qui est très mal vue. D’ailleurs, cet aspect-là était plutôt bien trouvé car il y avait matière à developper des situations intéressantes, avec une femme qui s’affirme dans son métier, n’en déplaise aux préjugés. Mais finalement, cet aspect-là est vite mis de coté, et Fujî préfère aller pleurer seule sous la pluie…

Nous sommes toujours le troisième jour, où plutôt le soir, elle est seule et pleure sous la pluie, quand…Tadamm !!! Kiriyama le pervers/dragueur/tombeur débarque pile-poil avec son parapluie pour la réconforter ! Et là, que fait-il pour lui redonner le moral ? Il parle avec elle ? Il lui offre une boisson chaude ? Mais non, quelle idée ! Il la conduit chez lui pour lui proposer un peu de sexe sans conséquences et sentiments. Et voilà, comment en trois jours, le personnage de Fuji, la femme forte, carriériste, qui s’assume et ne se laisse pas marcher sur les pieds, couche avec le premier venu…

Vous vous dites que j’y vais un peu fort et que je vous ai raconté tout le manga ? Ben non, ça c’est juste le premier chapitre… À partir de là, les deux compères vont devenir partenaires de sexes, et les trois chapitres vont tous se dérouler de la même manière. On va les suivre dans leur boulot sur la première moitié du chapitre (dans lequel il ne se passera jamais rien de captivant), puis, viendra le soir, et ils iront coucher chez l’un où chez l’autre.

Scénario inexistant…

Mais encore, j’ai laissé sa chance au titre car après le deuxième chapitre je savais que ce manga ne me plairait pas, mais j’ai voulu terminer ma lecture, pour voir tout le coté sulfureux dont tout le monde parle, je me disais qu’il y aurais au moins une prise de risque de ce coté là, mais…non, là non plus il n’y a rien.

C’est bien simple, il y a deux scènes « sulfureuses ». La première dans le chapitre trois, où Kiriyama attache les mains de Fuji aux barreaux du lit avec sa cravate et lui bande les yeux. Wahou !!! On n’avait jamais vu ça !!!! Mais laissez-moi rire !! De plus, à cet instant, Kiriyama prend l’ascendant sur elle, car, vous comprenez, c’est quelque chose de fou, ce type est trop un crack au lit ! À tel point qu’entre le chapitre trois et quatre, il va s’écouler un mois (durant lequel il vont coucher tous les soirs) avant que Fuji ne reprenne le dessus et se montre elle aussi « dominatrice ». Et là, on attend THE situation, elle va casser les codes, elle va faire ce qu’elle n’a presque jamais fait…elle va… juste lui faire une fellation en fait…

Game img4.jpgGame – Entre nos corps est donc un fichu cliché de tout ce que je déteste dans la société actuelle. Le gars beau gosse qui claque des doigts pour que les femmes tombent à ses pieds. La femme forte, rebelle qui résiste trois jours avant de succomber et se soumet totalement…J’ai retrouvé tout ce que je n’aime pas dans une certaine partie de la New Romance actuelle, des trucs à la 50 nuances de Grey et compagnie…C’est mauvais, bourré de clichés, et surtout, sans scénario. Les dessins ne sont pas fantastiques non plus, surtout Kiriyama qui a une tête déjà vu mille fois…

Et le pire dans tout ça, c’est quand je lis toute la publicité faites autour de ce titre, comme quoi il y a enfin une femme forte, qui dirige les ébats sexuels ! À aucun moment cela n’arrive dans ce premier tome. Fuji se retrouve à coucher avec lui au bout de trois jours. Je m’attendais à ce qu’elle le fasse mariner des semaines, qu’elle impose ses règles, qu’elle dicte son jeu. Non, au bout de trois jours, elle cède sans aucun difficulté. Et après, on va nous vendre ça en essayant de nous faire croire que c’est c’est une femme moderne et forte. C’est sur qu’avec de histoires où la femme couche avec le premier venu sous prétexte qu’elle a eu une mauvaise journée, ça va vachement aider la cause des femmes qu’on harcèle au travail…

Alors je sais, j’y suis allé très fort dans cette chronique, je sais que vous serez nombreux et nombreuses à ne pas être d’accord. J’aurais pu me dispenser d’écrire cette chronique, mais j’avais vraiment envie de vous livrer mon ressenti, car habituellement, quand je n’aime pas, j’évite de faire une chronique. Je juge que si la lecture a été pénible, je ne vais pas m’infliger une double peine en vous en parlant, mais là, il fallait que je vide mon sac sur cette très très mauvaise lecture. Cela dit, je comprends que certain(e)s puissent aimer, nous n’avons pas tous les même gouts, mais pour ma part, je tiens là ma plus mauvaise lecture de 2018.

Ma note : 5/20 

*Article rédigé par Xander*

34 réflexions au sujet de « Game : Entre nos corps T1 »

  1. Je t’ai jamais vue aussi énerver sur une lecture !
    Mais comme tu la dit, il est bien de donner aussi son avis sur les livres qu’on à pas aimer.
    Sinon concernant le livre je n’en avais pas entendu parler, et comme toi quand j’ai lu le titre et le résumé je me suis dit « tien tien ça pourrais être intéressant ».
    Après un lisant l’article j’ai du relire un passage car : (Kiriyama le pervers/dragueur/tombeur débarque pile-poil avec son parapluie pour la réconforter) au début j’ai compris (Kiriyama le pervers/dragueur/tombeur débarque à poil) c’est pas vraiment pareil, mais remarque ça aurais peut-être pu rajouter du piment à l’histoire

    Aimé par 2 personnes

  2. Tu confirmes bien ce que je pressentais malheureusement. Ce titre est donc bien complètement survendu et n’est qu’un ramassis de mauvais clichés qui en plus ne fait pas avancer l’image de la femme dans les mangas. Je vais donc comme prévu me passer de l’acheter. Merci pour ta chronique !

    Aimé par 3 personnes

  3. Aha d’accord… On a bien compris, tu n’as pas aimé ! Mais grâce à cette chronique on apprend surtout pas mal de chose sur ta façon de voir le statut de la femme dans la société actuelle, plutôt intéressant venant d’un homme ! 😉 Je trouve cela très positif ! \o/

    Aimé par 2 personnes

            1. Oh Félicitations à vous deux !
              (en fait je me dis qu’on a plein de points communs toi et moi, âge, stabilité de couple, et même vision des choses, est-ce dû à notre génération ? xD )

              J'aime

    1. Voilà, tu as bien résumé ^^
      L’idée du truc égalitaire était bonne, mais il n’aurait pas fallu que ce soit la femme qui cède, rapidement et se soumette. Sinon, ben elle rentre dans son jeu, et en aucun cas elle domine ni même se trouve sur pied d’égalité :/

      Aimé par 1 personne

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