Manga

Neon Sign Amber

Neon Sign AmberBroché : 176 pages
Éditeur : Taifu Comics
Collection : Taifu Yaoi
Date de sortie : 26 octobre 2017
Prix : 8,99€

Résumé

Souvent incompris à cause de son visage inexpressif, Ogata n’en reste pas moins un beau jeune homme qui travaille comme hôte de salle dans une boîte de nuit. C’est dans cette dernière qu’il fait la connaissance de Saya, un Gyaru-o connu pour enchaîner les conquêtes féminines. Malgré des caractères diamétralement opposés, les deux hommes vont pour tant tisser des liens et se rapprocher peu à peu. L’issue de leur relation dépendra cependant d’une chose essentielle : leur capacité à faire face à leurs sentiments.


Mon avis

Bonjour la compagnie !

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un yaoi sorti il a peu chez Taifu Comics, avec le One-Shot Neon Sign Amber que j’ai trouvé particulièrement intéressant.

L’histoire de ce manga nous présente deux hommes assez différents, mais qui vont se rencontrer parce qu’ils fréquentent la même discothèque. L’un y travaille et l’autre y vient chaque soir avec une nouvelle conquête féminine. Ogata (l’employé de la boite) va très vite remarquer le petit jeu de Saya et s’intéresser petit à petit à cet homme qui bien qu’il arrive avec une nouvelle femme au bras chaque soir, fini toujours par se faire jeter au petit-matin.

Le début peu paraitre un peu bizarre dit comme cela, mais l’on ne parvient pas tout de suite à cerner ces deux hommes qui sont incompris par la société. Très vite, ils vont se rapprocher et devenir amis et s’aider l’un et l’autre. Grace à la bonne humeur éternelle de Saya, Ogata va peu à peu se dérider, lui que tout le monde considère comme quelqu’un de taciturne et inexpressif.

Mais celui qui cache le plus profond mal-être c’est Saya, qui vit très mal son homosexualité et qui essaie tant bien que mal de le cacher en s’affichant avec diverses femmes. Je ne vous dirais pas les origines de son malheur, mais la mangaka maitrise parfaitement sa plume et nous raconte une histoire cohérente et hélas bien trop réaliste. Elle n’en fait jamais trop et dépeint avec justesse une société qui ne supporte pas vraiment les différences.

Niveau scénario, cela manque un peu d’histoire à proprement parler, car tout est centré sur la relation entre Saya et Ogata, et comment ils évoluent en se fréquentant jour après jour. Les dessins sont vraiment très beaux, avec des cases franches et incisives. Les scènes de sexe sont quasiment inexistantes, sauf à la toute fin, ou l’on sent bien que cela est rajouté pour remplir le cahier des charges de tout bon yaoi qui se respecte. C’est d’ailleurs un peu dommage que beaucoup de yaoi se terminent ainsi, car bien souvent on pourrait s’en passer. Il suffit de lire Le mari de mon frère, qui certes n’est pas un yaoi pour se rendre compte que l’on peut parfaitement parler de l’homosexualité et du mariage pour tous sans avoir une seule scène de sexe.

Pour ce qui est de l’édition, c’est toujours aussi bien avec Taifu Comics. Nous n’avons droit qu’a une seule petite page couleur, ce qui est dommage mais toujours bon à prendre. La traduction est une nouvelle fois assurée par Isabelle Eloy, dont on a pu apprécier le travail sur Love Rookies, Omae wa Hitsuji ou plus récemment sur Color Recipe.

Un dernier mot sur la mangaka, bien connue des lecteurs de yaoi puisqu’il s’agit de Ogeretsu Tanaka déjà édité chez Taifu Comics avec ses autres oeuvres que sont Escape Journey, The proper way to write love et Love Whispers, even in the rusted night. La qualité de Neon Sign Amber est telle que le titre a été cité dans le Top 3 des meilleurs Boy’s Love publié en 2016 aux Chil Chil BL Awards.

Bref, si vous cherchez une romance yaoi bouleversante et réaliste, alors Neon Sign Amber est fait pour vous. Un excellent One-Shot maitrisé de bout en bout !

Ma note 17/20

Site de l’éditeur

15 réflexions au sujet de « Neon Sign Amber »

  1. Je lorgnais dessus, maintenant je suis convaincue (je ne sais pas si je dois te remercier 😛 Je n’ai encore rien lu de cette mangaka…
    Et les yaoi sans sexe, ça existe, mais ça s’appelle boy’s love (j’ai l’impression qu’on ne fait pas trop la différence entre les deux en France :/ )

    Aimé par 1 personne

  2. Oh, je ne connaissais pas le titre ! Je l’ajoute à ma liste d’achats possibles 🙂
    Sinon je vois plus haut qu’on t’a déjà dit pour la distinction boy’s love (que je nomme shônen aï, moi vu que je squatte le mot japonais)/yaoï alors je n’en rajouterais pas une couche ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Je plussoie : ce sont bien les shônen aï en japonais, et effectivement je ne pense pas qu’on fasse trop la distinction en Belgique non plus (tu viens du plat pays aussi Neko 😀 ) mais je mentionnais la France parce que c’est là que sont la plupart des éditeurs de manga ^^

      Aimé par 1 personne

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