Manga

Bestiarius tome 1

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Synopsis :

Ier siècle après Jésus-Christ, l’Empire romain est à son apogée et ses légions soumettent une à une les dernières contrées où monstres et humains vivent encore en paix. Criminels, innocents, orphelins, demi-humains, wyvernes… Tous constituent les rangs d’esclaves guerriers jetés dans l’arène et forcés de s’entretuer pour divertir l’empereur Domitien et les Romains avides de sang. Parmi ces combattants se trouvent des gladiateurs qui affrontent fauves et créatures légendaires : on les appelle les “Bestiari”. Or, certains d’entre eux, comme Finn ou Zénon, ont été élevés aux côtés de ceux qui, aux yeux de Rome, ne sont que de simples bêtes, et ils comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers… et même contre l’Empire tout entier !

Mon avis :

Il y a quelque temps, j’ai contacté quelques maisons d’éditions de manga pour obtenir des services presses. L’idée étant pour moi de découvrir des manga, d’accroitre ma fréquentation sur le blog et de faire un peu de publicité pour les maison d’éditions jouant le jeu. La seule qui m’ai répondue (et en plus elle m’a répondue favorablement) est Kazé, une maison d’édition que j’affectionne tout particulièrement car elle propose de nombreux titres que j’adore. Comme Riku-Do, Platinum End, Black Clover, Toriko, Nisekoi, Terra Formars, World Trigger et Twin Star Exorcsits. Je ne fais donc pas cela pour avoir des lectures gratuites, et si je trouve un manga mauvais je ne me gênerais pas pour le dire. Ce n’est pas parce que je participe à un partenariat avec Kazé que mes avis ne seront pas objectifs. Bon après il va de soit que je sélectionnerais des manga susceptibles de me plaire, je ne vais pas prendre des titres qui ne m’intéressent pas sous prétexte que c’est gratuit. Et puis vu le nombre de manga que je consomme par mois, ce n’est pas un ou deux manga en service presse qui vont changer mon budget.

Bestiarius est donc mon tout premier service presse (SP), et il sera toujours mentionné dans mes critiques lesquelles font parti d’un SP.

Voilà, je tenais à préciser les choses avant d’entamer ma critique sur Bestiarius, un titre qui me faisait de l’oeil depuis un moment mais que je n’avais pas encore eu la chance de lire. Je me souviens, quand ce manga était sorti, j’avais eu une preview, un petit feuillet de quelques pages, et j’avais trouvé ça pas mal, mais je voulais attendre de voir si le titre fonctionnait ou pas.

Presque un an et demi après la sortie du premier tome, j’ai décidé de tenter l’aventure, et je n’ai pas été déçu ! Vous le savez sans doute, mes lectures sont assez éclectiques, j’aime tester de nouvelles choses, même si je n’y connais rien ou si ce n’est pas un milieu que j’aime particulièrement.

C’est le cas avec Bestiarius. Je ne suis pas un grand fan des histoires romaines, ou historiques en général. Je lis plutôt des choses contemporaines ou futuristes. Pareil, je n’aime pas trop les histoires de Fantasy. Mais bon, j’ai une curiosité maladive, et quand quelque chose marche, je veux savoir pourquoi, après tout, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

Dans ce premier tome de Bestiarius, on suit deux récits indépendants (enfin pas totalement) qui narrent les histoires de deux binômes hors du commun. Nous avons tout d’abord une relation père-fils entre un humain et une Wyverne, et ensuite nous suivons les relations fraternelles entre un humain et un Minotaure. Ces deux histoires vont nous montrer à quel point l’empire romain assoit sa domination sur l’Europe et l’on va suivre ces binômes qui vont se rebeller contre l’oppression romaine.

On pourrait dire que c’est quelque chose de déjà-vu, on connait tous l’histoire de Spartacus, le gladiateur qui s’est rebellé contre ses oppresseurs, et ce premier tome de Bestiarius m’a d’ailleurs fait penser à la série Spartacus d’il y a quelques années. On y retrouve les mêmes codes (le sexe en moins) et les même type de relations. Mais là où le manga se démarque, c’est dans son originalité car l’auteur inclus parfaitement de nombreuses races fantastiques. Wyvernes, Minotaure, mais aussi gobelins, Manticore et j’en passe.

On pourrait croire que cela va être étrange, que ça va dénaturer l’époque, mais bien au contraire, cela s’insère parfaitement dans le récit, tout est cohérent, tous les personnages sont creusés en profondeur, qu’ils soient bons ou mauvais. On s’attache facilement à leurs histoires, à tel point que la lecture se termine presque trop vite. J’ai mis 40 minutes pour ce premier tome, et j’ai regretté de ne pas avoir la suite pour pouvoir enchainer les tomes suivants.

Je me demande si l’on va revoir les mêmes personnages dans les tomes suivants, ou bien si l’on va suivre d’autres duos improbables. D’un coté j’aimerais revoir les protagonistes du premier tome, pour voir ce qu’ils sont devenus, car je m’y suis attaché, mais d’un autre coté, j’ai envie de découvrir d’autres fabuleuses histoires avec d’autres héros qui se rebellent. De plus, l’histoire de l’Empire Romain est tellement grande que cela permet de situer des récits avec des dizaines d’années d’intervalles, donc il y vraiment de quoi faire. Pour ce premier tome, on parcourt quand même l’an 70 Après J-C, jusqu’à l’an 88 Après J.C.   

Mais si l’histoire est très bonne, si les valeurs entre les personnages sont superbes, si l’émotion est au rendez-vous, c’est parce que les dessins sont juste sublimes ! Il y a un niveau de détail incroyable ! Le trait est fin, les cases sont dynamiques, on suit les combats dans les arènes avec une facilité déconcertante. Le travail effectué sur les créatures fantastiques est grandiose. Je n’imagine pas le temps que doit passer le mangaka lorsqu’il dessine la Wyverne. Il y a tant de détails, personnellement j’ai été bluffé.

Je n’avais jamais rien lu de ce mangaka, je possède pourtant Hideout, un one-shot que je dois lire prochainement. J’ai également vu qu’un autre titre publié chez Kazé, Rainbow était du même auteur, et du coup, il me tente encore plus.

Pour l’édition, rien à redire, on retrouve une couverture douce, comme celle qu’on trouve sur Terra Formars, le tome est très souple, on peut ouvrir le manga en grand pour profiter des doubles pages sans risquer de l’abimer. De plus, on a quelques pages en couleur au début et au milieu du tome, qui marquent le début des deux récits et qui sont magnifiques. Je vous posterai en fin d’article deux photos que j’ai prises des doubles pages en couleur.

À mi chemin entre un Shonen et un Seinen, Kazé l’a donc publié dans la collection Shonen up!, que je trouve vraiment adéquate pour ce genre de titres. Une très bonne idée de la part de l’éditeur que cette collection, cela nous permet de mieux cibler les lectures.

En ce qui concerne la traduction, tout semble bon, je n’ai rien noté de particulier, le traducteur, Yohan Leclerc (qui a déjà travaillé sur des titres comme King’s Game, Bride Stories, Blame! ou La confrérie des lions blancs) respecte parfaitement l’univers, les mots, expressions et dialogues sont corrects. Sans doute un peu plus soutenus que si l’on était dans quelque chose de contemporain, mais pas trop lourd non plus pour ne pas ralentir la lecture.

En résumé, Bestiarius est une vraie surprise, je ne m’attendais pas à découvrir un manga d’une si grande qualité. L’histoire est vraiment prenante, les personnages sont charismatiques et les dessins sont magnifiques. Que demander de plus ? Les tomes suivants sans doute :p

Je vous rajoute le lien de l’éditeur qui est très bien fourni avec une vidéo, des extraits gratuits et d’autres détails. Mini Site du manga

Je vous ajoute également les deux doubles-pages dont je vous ai parlé plus tôt, qui sont vraiment magnifiques.

KAZE-MANGA-vecto

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2 réflexions au sujet de « Bestiarius tome 1 »

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