Manga

All You Need is Kill

10

Synopsis :

Keiji KIRIYA est une nouvelle recrue dans l’armée de la Défense des États qui se bat contre les « Mimics », de mystérieux envahisseurs qui assiègent la Terre. Keiji est tué lors de sa première bataille, mais par un phénomène inexplicable il se réveille à la veille de celle-ci, en pleine forme, comme s’il ne s’était rien passé. Il est maintenant embarqué dans une boucle temporelle où sa mort et sa résurrection se répètent maintes et maintes fois. Keiji devient un soldat surentrainé comme il passe à travers chaque boucle du temps dans une tentative désespérée de changer son destin.

Mon avis :

Parfois, je me demande sur quelle planète je vis. Non, c’est vrai, comment me suis-je débrouillé pour passer à coté de ce titre ? Je sais bien qu’il est difficile de suivre toutes les sorties manga, c’est d’ailleurs mon soucis permanent, mais là, j’ai quand même raté un excellent titre qui est sorti chez nous en 2014 ! Bon, l’avantage avec les Manga, contrairement aux Comics c’est qu’ils sont édités pendant très longtemps, et que par conséquent on peut facilement rattraper notre retard sans avoir recours au marché de l’occasion ni à la flambée des prix que celui-ci impose.

All You Need is Kill est donc un manga qui est adapté d’un Light Novel et qui va remporter un franc succès, à tel point qu’il sera ensuite adapté en manga en deux tomes (que je viens de dévorer) et un film sous le nom de Edge of Tomorrow avec notamment Tom Cruise.

Sans savoir que c’était l’adaptation d’un manga, j’avais vu lors de sa sortie, le film qui était assez sympathique sans toutefois être révolutionnaire. Il y avait de bonnes idées, mais il y manquait un petit quelque chose pour en faire un film abouti. Normal, la version aboutie se trouve comme toujours dans le format original, à savoir ici le Light Novel ou le manga.

N’ayant pas lu le Light Novel, je ne parlerai que du manga qui est vraiment d’une excellente qualité. Je ne sais pas si le Light Novel est un cran au dessus, mais en tout cas, le manga surclasse largement le film (comme dans 90% des adaptations cinématographiques.)

Au scénario, on retrouve deux auteurs dont je n’ai rien lu et qui ne semble pas avoir fait grand chose, tout du moins en France. Il s’agit de Sakurazaka Hiroshi et Takeuchi Ryôsuke l’un étant au scénario et l’autre au storyboard. Mais pour moi, la vraie valeur ajoutée se trouve du coté du dessinateur, puisqu’il s’agit du talentueux Takeshi Obata, que l’on connait déjà pour ses sublimes coups de crayon sur Death Note, Bakuman ou plus récemment Platinum End.

La thématique de ce manga tourne autour d’une journée sans cesse revécue, mais pas comme par exemple dans le film « Un jour sans fin ». Non, ici le héros doit mourir pour réinitialiser sa boucle, et tout de suite, ça devient moins marrant, vous vous en doutez.

L’humanité est en guerre contre des extra-terrestres, les étranges Mimics, avec qui on ne peut pas communiquer et qui ne semblent avoir qu’un seul et ultime but : l’éradication de la race humaine. C’est dans ce contexte apocalyptique que nous suivons un jeune soldat sans grand talent qui va se retrouver avec la faculté de revivre sans cesse la même journée. Et là où je trouve que le manga est intéressant, c’est que notre jeune héros va mettre à profit toutes ses boucles pour sans cesse progresser et essayer de se faire tuer le plus tard possible et appendre à lutter contre l’ennemi. Il va tellement progresser qu’il va devenir un élément majeur de la guerre contre les Mimics. L’autre élément majeur étant la belle et étrange Rita Vrataski, une guerrière hors pair.

D’ailleurs, le manga est construit d’une manière particulièrement efficace. Le premier tome se concentre sur Keiji Kiriya et sur la découverte de sa faculté à revivre sans cesse les mêmes journées. Le second tome tourne autour de Rita et nous montre un axe totalement different, et l’on a apprends d’ailleurs bien plus sur les Mimics et leurs fonctionnements. Les couvertures sont d’ailleurs magnifiques puisque celle du premier tome nous montre Keiji avec des couleurs bleue alors que le second tome nous montre Rita dans des tons de rouge. Ces deux couleurs reviennent sans cesse dans le manga et sont propre aux deux personnages. Je ne vous dirai bien évidemment pas pourquoi, ni ne vous parlerai pas du fonctionnement des Mimics, car je ne veux pas vous spoiler quoi que se soit. Sachez en tout cas, que ce manga révèle vraiment tout son potentiel dans le second tome, le premier se lit rapidement et reste sympa mais toute l’essence de cette oeuvre se révèle à la fin.

Kazé signe ici un très bon titre qui trouve parfaitement sa place dans leur collection « Shônen Up! » qui je le rappelle, a pour but de publier des titres qui oscillent entre le Shonen et le Seinen. On retrouve d’ailleurs d’autres excellents titres comme Shi-ki, Black Lagoon, World Trigger ou encore Blood Blockade Battlefront.

L’édition, est comme toujours avec Kazé, particulièrement soignée. Je vous en ai déjà parlé mais les couvertures sont vraiment superbes, le papier est comme toujours parfaitement grammé, ni trop fin ni trop épais et le format est celui d’un manga standard, donc il tient particulièrement bien en main et la lecture se fait sans anicroche. J’aurais aimé quelques pages en couleurs, mais bon, là je pinaille un peu.

Un dernier point sur la traduction qui est réalisé par Thibaud Desbief, qui ne souffre d’aucun rapproche. Il a déjà officié sur des titres comme Monster, Détective Conan ou encore Hunter X Hunter.

Bref, vous l’aurez compris, All You Need Is Kill est un manga parfaitement maitrisé, sublimé par les dessins de Obata, qui aborde la thématique de la guerre d’un point de vue plus humain, et qui ne tombe pas dans les clichés de l’action à outrance. Un vrai coup de cœur !

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